Partager Mon école

Introduction par l'équipe AGAPE lors de la la rentrée 2015

Bonjour à tous,

Au nom de l’équipe AGAPÊ, je vous propose de nous laisser interpeller par l’actualité dramatique vécue aujourd’hui par des milliers de personnes. Je veux parler des migrants. Ils fuient la guerre et la misère et prennent des risques insensés pour atteindre ce qui leur paraît un eldorado, l’Europe. Car lorsqu’on n’a rien, lorsqu’on ne mange pas à sa faim, lorsqu’on ne peut offrir à ses enfants d’aller à l’école, lorsqu’on ne peut pas se soigner et surtout, lorsque la vie est menacée par la guerre, le seul statut de réfugié en Europe résonne comme la réalisation d’un rêve des plus fous et des plus merveilleux.

On estime que, l’an dernier, en 2014, 3500 personnes, au minimum, se sont noyées en Méditerranée et que 170 000 ont atteint les côtes italiennes. Depuis 2011, la guerre civile en Syrie, à elle seule, a tué plus de 83 000 civils dont 13% d’enfants. Elle a fait fuir quatre millions de personnes de ce pays. Au Liban, une personne sur quatre est un réfugié. En juillet dernier, 3000 nouveaux réfugiés ont été enregistrés dans ce pays et cela a paru presque insurmontable! autoroute en Autriche. Hier, la presse a publié la photo extrêmement forte d’un jeune enfant mort noyé, face contre terre, sur une plage grecque. La Belgique, l’Europe tout entière semblent dépassées. On peut véritablement parler de crise de l’accueil. Or, ces migrants sont « des hommes et des femmes comme nous » dit le Pape François. «Ils sont de notre famille, suggère Génération Goldmann, autant que de notre famille de sang ».

Que pouvons-nous faire à notre échelle devant de telles tragédies ? Nous voyons trois possibilités:

  1. Le repli sur soi, le racisme : sur certains réseaux sociaux, on traite les migrants de « sale vermine qui devrait se noyer dans la mer » ou de « parasites qui devraient être chassés, brûlés ou gazés ». C’est le langage que les nazis utilisaient à l’égard des juifs.
  2. L’indifférence, le défaitisme: « on ne peut accueillir ici toute la misère du monde »
  3. La solidarité : on prend conscience que les migrants et les gens qui vivent dans des régions défavorisées sont « des hommes, des femmes et des enfants comme nous » et que nous sommes interdépendants.  On entre en relation, on devient partenaire, on apprend les uns des autres, on partage et on agit ensemble, qui que nous soyons, croyants ou athées, chrétiens ou musulmans…

En partenariat avec l’équipe AGAPÊ, le Collège Saint-Remacle de Stavelot  choisit la 3e voie qui est la seule porteuse d’avenir. Elle est aussi la seule qui témoigne de nos valeurs chrétiennes. Je vous en reparle dans quelques minutes.

Je vous invite maintenant à écouter une page d’évangile, celui de la Samaritaine, une étrangère !

Jésus et la Samaritaine – Jn 4, 1- 15

Jésus arriva dans une ville de Samarie, nommée Sychar, près du champ que Jacob avait donné à Joseph, son fils.

Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C'était environ la sixième heure.

Une femme de Samarie vint puiser de l'eau. Jésus lui dit: Donne-moi à boire.

Car ses disciples étaient allés à la ville pour acheter des vivres.

La femme samaritaine lui dit: Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine? -Les Juifs, en effet, n'ont pas de relations avec les Samaritains. -

Jésus lui répondit: Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire! Tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t'aurait donné de l'eau vive.

Seigneur, lui dit la femme, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond; d'où aurais-tu donc cette eau vive?

Es-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux?

Jésus lui répondit: Quiconque boit de cette eau aura encore soif; mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif, et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.

La femme lui dit: Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n'aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici.